On dit que le Limousin est une terre empreinte de légendes et de magie… Si nous voulions au départ nous intéresser, dans le dossier de ce numéro, à la thématique de la sorcellerie, nous avons tâtonné pour trouver l’angle avec lequel l’aborder. C’est quoi la sorcellerie, au fond ? Est-ce qu’on peut trouver encore aujourd’hui des informations ou des témoins de sorcellerie en Basse-Marche ? Et de qui parle-t-on exactement quand on emploie le terme de « sorcière » ?
Après en avoir longuement débattu lors des réunions du mardi soir (à laquelle vous pouvez vous joindre si le cœur vous en dit !), nous avons décidé que ce qui nous intéressait n’était pas les mauvais sorts et les malédictions mais au contraire le soin par des méthodes efficaces mais qu’on ne peut pas toujours expliquer scientifiquement. Et une chose est sûre : il est bien plus facile d’interroger les guérisseuses et guérisseurs d’aujourd’hui, plutôt que celles et ceux d’hier !
Nous sommes donc allé·es à la rencontre de celles et ceux qui soignent autrement en Basse-Marche et nous sommes aussi partis à la recherche des bonnes fontaines du territoire, qui se perdent, mais contre toute attente, sont encore utilisées de nos jours. L’atelier photo Drama’Clic de Bellac, à qui l’on a confié la mission de vous les montrer si vous ne les connaissez pas déjà, peut confirmer que certaines ont été particulièrement ardues à débusquer. On espère qu’en récompense, elles guériront les migraines causées par la course d’orientation !
Les vacances d’été nous ont aussi donné des envies d’ailleurs : pour ce numéro, on s’est permis d’aller voguer vers d’autres horizons autour de la Basse-Marche, de Saint-Junien pour le festival Foutez-nous la paix ! (7e édition du 10 au 25 octobre !) à Limoges pour le concours Mosaïc, avec un petit crochet par… Liège en Belgique, qui ne souffre pas de problème de bouchons, mais dont le système de ramassage de poubelles ne vaut pas mieux que le nôtre et a inspiré un Rurâââleur aussi comique qu’absurde.
Et à propos de voguer, on en profite pour vous raconter l’histoire du Radeau de la Méduse et son lien avec Bussière-Boffy. Puis nous avons rendez-vous avec Bruno Malivert à l’Auberge du Cheval Blanc, à Bellac, pour enquêter sur la genèse de ses polars limouzis.
Sur une note moins festive, notre rubrique Le climat tique ne pouvait pas passer à côté des terribles orages qui ont ravagé les cultures cet été à Blond… Enfin, nous nous intéressons au destin d’une Bas-Marchoise extraordinaire du XVIIe siècle et son curieux métier dans Ça eût payé, toutefois sans jamais avoir été capables de trouver une seule photo d’elle, avant de tailler le Portrait d’un Bas-Marchois aussi ordinaire qu’extraordinaire, car on ne lui doit pas moins que la naissance de Mefia Te ! (pas tout seul bien sûr…)
Au grand soulagement des passionné·es de patois, l’histouére en patoués fait son retour… et comme toujours, on vous donne rendez-vous dans les premières et dernières pages pour le courrier des lecteurs, la toponymie, les brèves chouettes et pas chouettes, le quiz mais aussi nos humeurs, saupoudrées d’un peu de poésie.
Bonne lecture !
* de ce médecin, me dit ma grand-mère, mets plutôt un pautut sos le lit !





