Bien que piètres astrologues, à l’heure où nous écrivons fébrilement les lignes de ce deuxième Mefia Te !, nous avons la conviction que cet été 2019 verra notre beau territoire briller sous le signe du mouton. Moutons au Dorat, bien sûr, avec le Mondial de tonte organisé pour la première fois en France. Moutons à Bellac également, avec le festival d’art urbain Colle des moutons, dont les œuvres ont donné un peu de peps au centre-ville bellachon, et c’est tant mieux. Du mouton encore au programme du Festival National de Bellac, sous forme de clin d’œil, et du mouton toujours avec le 20e Salon Tech Ovin, les 4 et 5 septembre à Bellac ! On en connaît qui sont au bord de l’indigestion ovine, mais l’équipe de Mefia Te !, que Panurge n’aurait pas reniée, s’est dit que la meilleure façon de coller à l’actualité locale était de vous offrir un deuxième numéro très ovin. Et encore, on aurait pu ajouter une rubrique « Comment faire un bon méchoui ? » Oui mais non.

Continuons à filer la métaphore ovine. Comme le mouton, l’homme est d’instinct grégaire, ce qui le pousse à vivre en troupeaux. Pour les ruraux que nous sommes, l’analogie entre le troupeau de moutons et la ville est évidente : dans les deux cas, ils sont très nombreux dans un espace réduit et de fait, ils forment une communauté. Mais ici, en Basse- Marche, dans cette contrée périphérique que les mauvaises langues qualifieraient de désert, comment crée-t-on du lien social ? C’est la question que nous avons voulu explorer dans le dossier de ce trimestre, en essayant d’y répondre à travers les différentes facettes que revêt cette notion de lien social. Construire des choses ensemble ; c’est pour nous un sujet fondamental qu’il nous paraissait important d’aborder dans la jeunesse de Mefia Te !.

Évidemment, nous prenons vos nombreux mots de soutien et les presque mille premiers exemplaires vendus comme un encouragement à poursuivre l’aventure de ce nouveau journal. Continuez à nous aider en achetant Mefia Te !, en vous abonnant et en nous envoyant vos idées et contributions. Mais surtout, continuez à faire vivre la Basse-Marche par vos initiatives et votre créativité. Car on a beau vivre au pays du mouton, on n’est pas des moutons !

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